Tout sur la maladie de Lyme ou « Borréliose de Lyme »

La maladie de Lyme, également appelée « Borréliose de Lyme » est une maladie infectieuse causée par la bactérie « Borrelia burgdorferi » et transmise à l'homme par une piqûre de tique. Infection répandue mondialement, elle est plus fréquente en France, au printemps et en automne.

La maladie de Lyme : qu'est ce que c'est ?

Attention aux tiques en forêtLa « Borréliose de Lyme » plus communément appelée « maladie de Lyme » est une infection bactérienne que les hommes contractent généralement après une piqûre de tique. Toutes les tiques ne véhiculent cependant pas l'infection. Seules les tiques infectées par une bactérie à la forme hélicoïdale dite « Borrelia burgdorferi » peuvent transmettre la maladie de Lyme. Le principal facteur de risques de cette infection est la pratique de différentes activités pouvant emmener à entrer éventuellement en contact avec les tiques. Promenades en forêts, travaux agricoles sont par exemple les situations les plus souvent évoquées. Dans l'hexagone, il est à savoir qu'aujourd'hui, les contaminations ont surtout lieu à partir du début du printemps, jusqu'à la fin de la saison automnale.

 

Attention, il faut savoir que la piqûre faite par une tique n'est que très rarement douloureuse. Bon nombre de personnes passent donc à côté de la piqûre infectée et ne découvrent que tardivement qu'elles sont infectées et touchées par la fameuse « maladie de Lyme ». La « maladie de Lyme » se distingue des autres infections par la multitude de gênes qu'elle a tendance à provoquer. Après la piqûre de tique provoquant l'inoculation cutanée de la bactérie, la « maladie de Lyme » évolue dans l'organisme humain en trois grandes phases. Chaque phase est par ailleurs séparée par une période asymptomatique.

Quels sont les symptômes à reconnaître en fonctions de l'évolution de la maladie ?

La « maladie de Lyme » figure parmi les infections qui restent encore très énigmatiques, pour les professionnels de santé, et ce malgré le nombre de symptômes qu'elle provoque. Il faut en effet savoir que les professionnels ont regroupé jusqu'à 70 symptômes de la maladie de Lyme différents, sans qu'aucun ne soit réellement caractéristique. Cette absence de symptômes propres rend par ailleurs d'autant plus difficile son diagnostic. L'étape de la « maladie de Lyme » qui suit immédiatement l'inoculation de la bactérie « Borrelia burgdorferi » dans l'organisme est dite : « phase primaire ». Elle est caractérisée par l'apparition d'une lésion dite « érythème chronique migrant » ou ECM sur la peau. Il faut savoir que cette lésion cutanée apparaît généralement 3 à 30 jours suivant la piqûre de tique infectée.

 

La maladie de Lyme est transmise par les tiquesL'érythème en question, concrètement, est une papule érythémateuse rouge dont le point de piqûre constitue le centre. Elle s'étend progressivement de façon centrifuge. La lésion se reconnaît par sa forme ovale, mesurant parfois jusqu'à 50 cm, et sa bordure, qui a par ailleurs tendance à être plus érythémateuse par rapport à son centre. La lésion cutanée, provoquée par la « maladie de Lyme » n'est généralement pas prurigineuse et se localise surtout au niveau des membres inférieurs. Chez les enfants néanmoins, il peut arriver que la lésion apparaisse sur les membres supérieurs, et dans de rares cas, sur le visage. L'érythème, il faut le noter, s'élargit et peut se déplacer considérablement. L'apparition de la lésion s'accompagne parfois également d'une légère augmentation de la température du corps, d'une impression de fatigue, de maux de tête ainsi que de sensations de douleurs au niveau des articulations.

 

Des ganglions peuvent en outre être également remarqués, sur les zones proches de la lésion cutanée. Il est bon de noter que « l'érythème chronique migrant » ou ECM disparaît tout seul au bout de quelques semaines, et ne laisse aucune séquelle, ceci même si aucun traitement n'a été pris. Et contrairement à ce que bon nombre de personnes pourraient penser, sa disparition ne signifie pas que la maladie est guérie. Attention, il est toutefois à noter que durant la phase primaire de l'évolution de cette maladie, l'apparition de lésion n'est pas systématique. Cette éruption, censée alerter le patient et les professionnels de santé, n'apparaît en effet que dans 60 % des cas. Le second stade d'évolution de la maladie de Lyme est dite « phase secondaire ». Cette phase a lieu, plusieurs semaines, voire plusieurs mois après que l'érythème ait disparu totalement.

 

La phase secondaire de la « maladie de Lyme » se manifeste par la réapparition d'érythème sur l'épiderme. De l'aspect jusqu'aux manifestations, les nouvelles lésions sont exactement les mêmes que celles remarquées durant la 1ère phase d'évolution de la maladie. Durant la phase secondaire, il est également bon de noter que les douleurs ressenties au niveau des articulations se font de plus en plus fréquentes. Une inflammation des articulations peut aussi avoir lieu. Elle touche généralement les plus grosses articulations, à l'instar de celle du genou par exemple. Différentes manifestations cardiaques peuvent par ailleurs être également observées. Il s'agira entre autres de palpitations et de syncopes, se traduisant par une perte de connaissance de la personne malade. Des douleurs au thorax sont généralement aussi ressenties durant cette phase évolutive de l'infection.

 

Des troubles en terme de conduction auriculo-ventriculaire peuvent en outre apparaître. Il s'agit en réalité d'une interruption sporadique de la circulation du « courant électrique » entre les oreillettes et les ventricules, et entraînant des problèmes cardiaques graves. Ces problèmes de manifestations cardiaques, même s'ils peuvent être graves, évoluent dans la plupart des cas vers une guérison, et ne laissent aucune séquelle. Attention, en terme de symptômes, il est bon de noter que des manifestations neurologiques peuvent aussi se faire sentir durant cette seconde étape de l'évolution de la « maladie de Lyme ». Ces signes ce sont par exemple : des maux de tête, des sensations de douleurs le long des trajets des nerfs et une atteinte des racines des nerfs ou « radiculite hyperalgique provoquant des douleurs extrêmement violentes.

 

Dans ce cas précis, les médicaments utilisés habituellement contre la douleur sont complètement inutiles. Attention, il n'est pas rare durant cette phase, d'observer également chez les personnes touchées, une paralysie des muscles de la moitié du visage. Le dernier stade d'évolution de la « maladie de Lyme » est la « phase tardive ou tertiaire ». Elle ne se manifeste que des mois, voire des années, après l'inoculation du virus et correspond à une évolution de façon chronique des symptômes. Les manifestations principales de cette phase sont : cutanées, nerveuses ainsi qu'articulaires. « L'acrodermite chronique atrophiante » ou maladie de « Pick-Herxheimer » caractérise les manifestations cutanées. Elle se traduit par l'apparition d'une lésion violacée et gonflée au niveau des chevilles, des coudes, du dos des mains ainsi que sur un segment d'un membre.

 

Avec le temps, ces lésions tendent à évoluer vers une « atrophie cutanée ». Il s'agit d'un changement d'aspect de l'épiderme, qui s'affine, devient fripé et laisse apercevoir très nettement, les veines. Dans la phase tardive, les douleurs et inflammations articulaires déjà ressenties auparavant deviennent chroniques. Au dernier stade de l'évolution de la maladie, l'apparition de troubles neurologiques et psychiatriques multiples est remarquée. Il est à noter que la « maladie de Lyme » n'évolue pas systématiquement vers la phase tertiaire, ceci même si un traitement n'a pas été entrepris.

Quels tests diagnostiques et des examens sont à faire pour diagnostiquer la maladie ?

MyTest Lyme de MylanLes symptômes de la maladie étant très variés et multiples, la réalisation d'un test peut être obligatoire. Très pratique, le dispositif Mytest Lyme de la marque Mylan permet de savoir en 10 min seulement, si une personne est atteinte ou non par la maladie. Très efficaces, les actifs contenus dans le test détectent la présence ou non d'anticorps contre la bactérie «  Borrelia burgdorferi » dans une goutte de sang. Le résultat du test est négatif, lorsqu'une bande rouge s'affiche au niveau de la marque "C » du dispositif de test. Il est au contraire positif, quand 2 bandes rouges s'affichent : l'une au niveau de la marque "C », l'autre au niveau de la marque "T ». Ce dispositif est disponible en sachet d'un kit sur notre pharmacie en ligne autorisée Illicopharma.

 

Le sachet comprend une cassette de Borrelia Tick Test, 2 blocs autopiqueurs stériles, 1 tampon désinfectant, un flacon compte gouttes de 1 ml, un sachet dessiccant, ainsi qu'une notice d'utilisation. Dans le cas où, le résultat s'avère positif, une consultation est nécessaire. Seul, le professionnel de santé peut proposer le traitement approprié. Il est également possible d'aller consulter immédiatement dès l'apparition des lésions sur la peau. Après avoir examiné celles-ci et effectué un interrogatoire précis, les médecins établissent le diagnostic. Dans la plupart des cas, ces médecins mesurent par ailleurs également la « Numération Formule Sanguine » ou NFS ainsi que la vitesse de sédimentation.

 

Kit pour un test Maladie de LymeLa NFS, concrètement, est un examen réalisé à partir d'une prise de sang, dans le but de mesurer avec exactitude le nombre de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes dans le sang. La vitesse de sédimentation désigne le temps nécessaire aux globules blancs, rouges et aux plaquettes, qui forment les éléments cellulaires sanguins, pour sédimenter au bas d'une colonne de sang incapable de coaguler. Si dans certains processus inflammatoires, cette vitesse de sédimentation est relativement élevée, dans le cas de la "maladie de Lyme", celle-ci doit être résolument basse. Afin de préciser davantage le diagnostic, le médecin peut éventuellement demander à ce qu'une "sérologie de Lyme" soit effectuée. Cet examen permet de mettre facilement en évidence les anticorps que l'organisme a développés pour lutter contre l'infection bactérienne.

 

Aujourd'hui, un certain nombre de méthodes peuvent être utilisées pour détecter cette maladie, mais il faut savoir qu'elles ne sont pas encore standardisées. Dans bon nombre de cas, il est par ailleurs à noter que lorsque la maladie n'en est encore qu'à sa 1ere phase d'évolution, les résultats des examens s'affichent négatifs. Ce n'est qu'une fois la phase secondaire et tardive atteinte que les résultats deviennent positifs. Dans le cas d'une atteinte du système nerveux, il est bon de noter qu'une recherche d'anticorps dans le liquide céphalo-rachidien entourant le cerveau via une ponction lombaire peut également aider à poser le diagnostic.

Quels sont les traitements envisageables ?

Le traitement curatif de la "maladie de Lyme" repose aujourd'hui sur une prise d'antibiotiques à dosage élevé. Et plus la prise se fait tôt, plus les médicaments sont efficaces. Généralement, l'antibiothérapie se fait par voie orale, mais dans le cas où les manifestations se montrent particulièrement violentes, une antibiothérapie par intraveineuse peut être envisagée. Les manifestations les plus graves sont habituellement les manifestations cardiaques. Selon le stade d'évolution de la maladie, les antibiotiques peuvent également être associés à des médicaments anti-infectieux qui traiteraient immédiatement et par la même occasion, toutes autres co-infections que les tiques auraient éventuellement transmises.

Est-il possible de prévenir la maladie ?

Oui, il est parfaitement possible de protéger son corps et d'éviter de contracter cette maladie infectieuse. Comment ? En prenant tout simplement quelques précautions pendant les promenades dans les zones dites à risques. Ces précautions consistent par exemple à porter des vêtements couvrants au niveau du cou, des bras et des jambes pendant les expéditions et les travaux en forêt. L'usage de produits répulsifs est par ailleurs également souhaitable. Au retour, il est conseillé d'inspecter soigneusement son corps, pour rechercher les tiques qui se sont éventuellement accrochées. Si quelques-unes ont, réussi malgré tout à piquer une zone du corps, leur extraction via une pince adaptée est très encouragée, et ce, le plus vite possible.

 

À l'extraction, il faudra veiller surtout à ne pas oublier la tête de la tique. La zone ne doit en outre être désinfectée qu'après extraction, et jamais avant, au risque de les agresser et de les pousser à piquer à nouveau.