La maladie coeliaque ou l'intolérance au gluten

Peu connue il y a encore quelques années, la maladie cœliaque semble aujourd'hui concerner un pourcentage non négligeable de la population française. La maladie cœliaque, plus communément connue sous le terme d'intolérance au gluten est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Focus sur cette maladie dite auto-immune qui se déclenche par l'ingestion de gluten.

De quoi s'agit-il exactement ?

L'intolérance au gluten, aujourd'hui appelée « maladie cœliaque » est définie comme étant une maladie inflammatoire touchant l'intestin grêle et qui se déclenche à l'ingestion de protéines de gluten ou « gliadines ». Cette protéine est très présente dans les céréales de blé, de seigle et d'orge. Chez les personnes touchées par l'intolérance au gluten, l'ingestion de cette protéine provoque tout simplement une réaction anormale dans l'intestin grêle, entraînant une inflammation et une dégradation des villosités intestinales. Ces villosités, ce sont concrètement, les petits replis qui permettent à l'intestin d'absorber plus facilement les nutriments, les minéraux ainsi que les vitamines contenues dans la nourriture.

 Intolérance au gluten ou maladie coeliaque

Les villosités intestinales se reconnaissent par la forme de vague qu'elles prennent. En s'abimant, suite au non-traitement de l'inflammation, l'intestin grêle perd toute capacité à ingérer les vitamines et minéraux essentiels, ce qui entraine de fait une malnutrition, ceci malgré une bonne alimentation au quotidien. Chez les personnes développant une intolérance au gluten, le système immunitaire réagit en produisant divers anticorps, qui se retournent par ailleurs contre l'organisme en attaquant les parois intestinales. Cette maladie est donc dite : auto-immune. Considérée comme fréquente depuis quelques années, la maladie cœliaque donne souvent lieu à l'apparition de symptômes mineurs et généralement peu caractéristiques.

 

Attention, il est très important de noter que la maladie cœliaque ou intolérance au gluten diffère complètement de l'allergie au gluten (le gluten est ici la substance allergène). Les symptômes de l'allergie au gluten se déclenche en effet immédiatement après l'ingestion du gluten tandis que dans le cas d'une maladie cœliaque, l'intolérance s'installe dans la durée et très progressivement dans l'organisme. En moyenne chez les adultes, la maladie cœliaque est diagnostiquée après plus de 10 ans environ, après l'apparition des premiers signes. Pour information, le nom de cette maladie « cœliaque » est tiré du grec « koeliakos » ou appartenant aux intestins. Hormis les cas de malnutrition, il est par ailleurs bon de noter que si la diète sans gluten n'est pas immédiatement adoptée, la maladie peut provoquer chez les individus touchés des maladies encore plus graves, uniquement sur le long terme.

 

Du fait de l'incapacité de l'intestin grêle à absorber certains aliments, une perte de la densité osseuse peut en effet avoir lieu. Faute de présence d'un taux normal de fer, l'organisme peut se fatiguer très rapidement et peut subir une anémie. Dans les reins, l'absorption anormale des oxalates provoque la formation de concrétion pierreuse dans cette zone. Des complications qui ne sont néanmoins et en aucune façon reliées à l'atteinte intestinale peuvent aussi se manifester. Ces complications se présentent selon les cas par des engourdissements des membres, des migraines, des troubles neurologiques, une inflammation au niveau des articulations, des affections de la peau ainsi que des cas d'infertilité.

Quelles sont les causes de la maladie cœliaque ou intolérance au gluten ?

La cause exacte de la maladie cœliaque, également appelée intolérance au gluten reste jusqu'à aujourd'hui encore inconnue. Il est néanmoins sûr qu'elle est surtout d'origine immunitaire, avec en plus, une prédisposition génétique. Selon les études faites dans ce domaine, 95 % des personnes touchées par cette maladie, devenue très commune, seraient porteurs de 1 ou 2 gènes en particulier : HLA-DQ8 et/ou HLA-DQ2. Les membres de la famille les plus proches comme les parents ou les enfants développent par ailleurs assez souvent la maladie. Il est cependant important de noter qu'une grande partie de la population en générale (30 à 40 %) porte le gène HLA-DQ2, un taux qui montre que la prédisposition des gènes seule ne suffit pas à déclencher la maladie. En effet, d'autres facteurs importants peuvent venir interagir avec les gènes pour son déclenchement.

 

Ces éléments, même s'ils n'ont pas encore officiellement été cernés parfaitement, semblent surtout être d'ordre environnemental. À ces facteurs s'ajoute la perméabilité intestinale (très remarquée chez les personnes prédisposées), facilitant l'accès dans l'intestin grêle du gluten qui déclenche de ce fait, la réaction immunitaire de l'organisme.

Quels symptômes de la maladie cœliaque pourraient nous mettre la puce à l'oreille ?

L'intolérance au gluten ou maladie cœliaque provoque généralement des troubles digestifs. Il peut cependant arriver que l'intolérance au gluten soit « asymptomatique », ne déclenchant de ce fait, que de troubles considérés comme mineurs. Chez les nourrissons par exemple, les premiers symptômes ne surviennent que plusieurs semaines après l'introduction du gluten dans l'alimentation. Ces symptômes se manifestent par une très importante évacuation de selles liquides ou pâteuses, et ce, pendant une durée de plus de 15 jours. Le nourrisson perd par ailleurs en appétit et commence à changer de comportement, il devient de moins en moins actif et très irritable. Une cassure au niveau de la courbe de croissance en taille et une perte non négligeable en poids peut également être observée.

Chez l'enfant, les symptômes de la maladie cœliaque peuvent être digestifs ou non. En terme de perturbations digestives par exemple, des sensations de nausées, des envies de vomissements et des douleurs abdominales dues à une trop importante accumulation de gaz peuvent se faire sentir. En ce qui concerne les signes non digestifs, une perte en poids, un retard en ce qui concerne le déclenchement de la puberté, une ulcération superficielle, mais douloureuse des muqueuses buccales ainsi qu'une impression de fatigue chronique ou d'irritabilité sont également à noter. Sur la surface cutanée, des poussées de cloques à la forme d'un bouquet et accompagnées de démangeaisons peuvent surgir suite à l'ingestion de gluten.

 Problème de digestion

Chez l'adulte, les signes annonciateurs de la maladie cœliaque ou intolérance au gluten peuvent être digestifs également ou non. Selon l'organisme de chaque individu, une importante évacuation de selles liquides ou au contraire une constipation peuvent parfaitement se produire. Il peut en outre arriver que la personne sujette à une intolérance au gluten souffre de ballonnements ou de flatulences. Autres signes de la maladie ? Une sensation prolongée de fatigue, une carence en vitamine B9 et en fer, une stérilité, que les professionnels de santé ne parviennent d'ailleurs pas à expliquer jusqu'à l'heure actuelle. D'un point de vue général, les réactions symptomatiques de la maladie de cœliaque sont les mêmes chez l'enfant et l'adulte, à l'exception toutefois que chez l'adulte, elles sont plus violentes. Étant donné qu'il est bien souvent difficile de faire le lien entre la maladie et les troubles digestifs, il est recommandé de faire un test de diagnostic ou consulter dès que les premiers inconforts sont ressentis. Intolérance au gluten ou pas, la prudence reste de mise, notamment si les troubles touchent des enfants.

Quels moyens sont aujourd'hui utilisés pour diagnostiquer la maladie cœliaque ?

Le diagnostic de l'intolérance au gluten doit se faire le plus tôt possible : idéalement dès que les troubles digestifs inexpliqués apparaissent. Un test rapide peut d'ailleurs facilement se faire à la maison, grâce à l'utilisation de l'Autotest gluten Biocard Celiac. Fiable à plus de 97 %, ce test permet de savoir, au bout de quelques minutes seulement, si un individu est intolérant ou non au gluten. Le dépistage de la maladie cœliaque se fait à partir d'une simple goutte de sang, qu'il faudra prélever soi-même sur le bout d'un doigt. Disponible sur notre site Illicopharma, ce test est livré, accompagné d'une pipette, de 0,5 ml de liquide de dilution, d'une lancette, d'un pansement, d'un tube capillaire ainsi que d'une petite notice d'utilisation. Ce dispositif détermine l'intolérance au gluten d'une personne en mesurant tout simplement le taux des anticorps IgA du sang.Autotest intolérance au gluten

 

L'Autotest gluten Biocard Celiac est un accessoire d'auto-diagnostic, proposé par le laboratoire AAZ, d'ailleurs reconnu dans la fabrication de tests de diagnostics à faire soi-même. D'autres produits de diagnostic de ce laboratoire de renom sont par ailleurs également disponibles sur notre site en ligne Illicopharma. Il est en outre bon de noter que les résultats de ce test apparaissent au bout de 5 minutes environ. D'autres tests faits chez un professionnel de santé peuvent parfaitement venir confirmer les résultats obtenus. Le bilan, fait dans le cadre d'un diagnostic d'intolérance au gluten se fait par ailleurs en plusieurs étapes essentielles. Tout commence par une prise de sang. À travers cette prise de temps, les professionnels recherchent la présence à la fois d'anticorps antiendomysium de classe IgA et d'anticorps transglutaminase tissulaires, appartenant aux classes IgA et IgG.

 

Si le sang ne contient pas ces anticorps, c'est que la probabilité pour que la personne soit touchée par la maladie cœliaque est mince. Mais si au contraire, la présence de ces anticorps est confirmée dans la goutte de sang, l'hypothèse d'une maladie cœliaque est renforcée. Pour mettre par ailleurs en évidence une prédisposition génétique, le professionnel de santé aura besoin d'effectuer le typage génétique HLA de l'individu concerné. Selon les cas, une biopsie intestinale peut être requise. La biopsie intestinale, concrètement, consiste à extraire 4 à 6 fragments environ de tissus sur la partie de l'intestin grêle la plus proche de l'estomac. Ce diagnostic se réalise au cours d'une endoscopie digestive réalisée par la bouche, avec ou sans anesthésie chez l'adulte. L'analyse des tissus prélevés permet de voir les éventuelles lésions de la paroi interne de l'intestin grêle.

Faire un régime est-il nécessaire si la maladie cœliaque est confirmée ?

En un mot : oui. Un régime sans gluten doit idéalement se faire dès que le test d'auto-diagnostic confirme votre intolérance au gluten. Et c'est d'ailleurs cette élimination totale du gluten des menus de tous les jours qui permettra d'apaiser rapidement les inconforts liés à la maladie. La diète sans gluten est d'ailleurs un mode de vie, et non un régime passager, car les troubles reviennent immédiatement dès que l'organisme entre en contact avec cette protéine. L'adoption d'un régime alimentaire qui bannit complètement le gluten permet en outre de faciliter la guérison naturelle des tissus endommagés de l'intestin grêle et de réduire de façon non négligeable les risques que la maladie se complique.

 

Chez les enfants, un arrêt complet de la consommation d'aliments contenant du gluten permet entre autres de stopper, tout naturellement, les évacuations fréquentes de selles, de normaliser leurs comportements et de rattraper rapidement les retards en terme de croissance. Et si auparavant, faire une diète sans gluten paraissait compliqué, notez qu'aujourd'hui, un régime alimentaire sans gluten est devenu plus facile. D'ailleurs, dans les hypermarchés, des rayons entiers de produits sont désormais dédiés à ces produits spécifiques, preuves que les fabricants de produits alimentaires sont eux aussi conscients des problèmes que rencontrent souvent les personnes touchées par cette intolérance. En terme de variété, il est également bon de noter que sur la toile, des milliers d'idées de recettes sans gluten sont proposées pour le plus grand plaisir des papilles et pour le plus grand confort de l'intestin grêle.

 

Du petit déjeuner au diner, en passant par le déjeuner et le goûter, désormais, il n'y a plus de limites en terme de menu sans gluten. Crêpes, pains, viennoiseries, gâteaux ou cakes salés... oui, il s'agit de faire un régime, mais il n'y a pas d'interdit. Aujourd'hui, des farines spécifiques sans cette protéine sont proposées pour permettre à chacun ou chacune de préparer chez soi différentes sauces et de multiples desserts pour toute la famille.