Le 15 septembre dernier, Marisol Touraine, Ministre en charge de la Santé, a lancé en personne la vente d'un autotest permettant de dépister, chez soi, le virus du VIH.
Un mois après ce lancement, quel bilan peut-on tirer ?
Illicopharma.com, pharmacie en ligne et leader dans les ventes d'autotest du laboratoire AAZ, a réalisé une étude à partir de 314 ventes (pour un nombre total de 407 autotests) entre le 15 septembre et le 15 octobre. En voici les résultats.

Le premier constat est que ces ventes ont été majoritairement faites en ligne, sur le site Illicopharma.com. Elles représentent, en effet, 96 % contre seulement 4 % de vente au sein de l'officine à laquelle le site est rattaché.

Pourquoi acheter en ligne un Autotest VIH?

Autotest VIH sur la pharmacie en ligne IllicoPharmaLes raisons d'un tel écart sont simples et soulignent les avantages des pharmacies on line pour la vente de ce type de produit. En effet, la majorité des internautes ont estimé que la facilité à se procurer l'autotest, ainsi que la confidentialité dont ils bénéficiaient étaient les principales raisons de leur achat en ligne plutôt qu'en officine. Il est également intéressant de noter que pour 30 % d'entre eux, c'est aussi la disponibilité de l'autotest sur les sites de pharmacie en ligne qui les a conduits à faire cet achat.

Quel public concerné ?

– Avec plus de 300 ventes d'autotests, Illicopharma a pu dresser un bilan des acheteurs. Les personnes sondées sont majoritairement de sexe masculin, pour une moyenne d'âge de 36,5 ans. L'on reste dans cette catégorie d'âge en ce qui concerne les acheteurs de sexe féminin : 34,8 ans en moyenne.
– Si la moyenne d'âge est proche, on peut toutefois relever une différence notable dans les comportements homme/femme vis-à-vis de l'autotest. En effet, les hommes ont tendance à acheter deux autotests en une commande, alors que les femmes se limitent à un seul test. Lors d'un double achat, les personnes sondées ont majoritairement répondu que le deuxième autotest était une façon d'assurer le résultat, tandis que 43 % des acheteurs l'ont fait pour tester les deux membres d'un couple.
– Les résultats concernant la sexualité des utilisateurs sont très nets. En effet, 76 % des acheteurs se disent hétérosexuels, pour seulement 15 % d'homosexuels et 10 % de bisexuels.

Pourquoi effectuer un dépistage ?

– En terme de santé publique, la vente de l'autotest est une avancée car elle permet un dépistage à domicile, sans avoir à passer dans un centre de dépistage. Si l'on considère les résultats de notre étude, l'apparition de l'autotest sur le marché a visiblement facilité le processus de dépistage. Pour 36 % des personnes sondées, il s'agissait d'un premier dépistage, parmi lesquelles 29 % ont estimé qu'elles ne seraient pas allées en centre de dépistage pour effectuer le test.
– Nous avons pu relever trois raisons principales à l'achat de ce test. Dans la majorité des cas, il s'agissait de vérifier une éventuelle séropositivité à la suite d'un comportement à risques. Vient ensuite la décision d'arrêter le préservatif au sein d'un couple. Mais il a aussi été intéressant de noter que pour 16 % des acheteurs, il s'agissait davantage d'une démarche liée à la curiosité : puisque c'est disponible, pourquoi ne pas essayer ? Le principe-même de l'autotest a séduit.

Le lancement de cet autotest VIH a été fortement médiatisé. Mais il l'a été principalement pour sa vente en officine. Or, notre étude montre bien que ce produit est l'archétype-même des produits destinés à être vendus en ligne. Plus de facilité, plus de confidentialité, voilà ce que recherchent les acheteurs pour un test dont le résultat est éminemment personnel.

Etude d'IllicoPharma sur l'Autotest VIH